Avec l’arrivée de 2026, le paysage cinématographique continue de proposer des thrillers aux concepts originaux, bien que la réussite reste souvent inégale. Twisted, nouveau projet ambitieux du réalisateur Darren Lynn Bousman, promettait une plongée haletante dans un univers d’arnaques immobilières mêlées à une atmosphère oppressante de huis clos. Pourtant, à la croisée des styles et des intentions, ce thriller tient plus du chaos insipide que d’une montée en tension maîtrisée. Le réalisateur, connu pour son travail dans la franchise Saw, tente ici un décalage entre un style quasi-giallo très stylisé et une intrigue d’escroquerie à New York, mais peine à lier ces éléments en une œuvre cohérente. L’exercice devient rapidement bancal, oscillant entre fascination maladroite pour la violence graphique et errance scénaristique.
Dans un milieu saturé de thrillers psychologiques et d’histoires d’inversion de rôles entre victimes et prédateurs, Twisted s’engoue d’abord d’une mécanique narrative vue et revue, celle du couple d’arnaqueurs sous pression. Pourtant, la richesse de cette idée n’est que peu explorée, contribuant à un sentiment récurrent de superficialité. Sans réel suspense ni subtilité, le film navigue à vue, sans jamais capitaliser sur son potentiel dramatique. Les personnages peinent à convaincre, l’anti-héros, campé par Djimon Hounsou, se révèle finalement trop humain pour un antagoniste, tandis que la protagoniste ne parvient pas à susciter l’empathie attendue. Ce déséquilibre dans la construction des protagonistes et antagonistes enlève toute dynamique d’enjeu essentielle dans un thriller efficace.
En somme, Twisted constitue une œuvre chaotique, victime d’ambitions démesurées et d’une esthétique poussée sans fondement narratif solide. Le film demeure une curiosité maladroite à découvrir plutôt pour les amateurs d’expérimentations formelles que pour ceux en quête de suspense calibré. Pour se faire une idée plus précise de ce projet singulier, il est intéressant de considérer les avis variés des critiques et spectateurs, accessibles sur des plateformes comme SensCritique ou encore Babelio. Dans la mouvance des thrillers qui marquent l’année, Twisted ne fait pas exception, mais certainement pas dans le bon sens.
Un thriller chaotique pris entre genres et ambitions démesurées
Le film Twisted s’apparente à un déroutant mélange de plusieurs styles, ce qui nuit à la clarté et à la fluidité de l’intrigue. En s’appuyant sur un pitch prometteur, à savoir une arnaque immobilière hors norme dans le décor emblématique de New York, il se perd dans une tentative maladroite d’allier huis clos horrifique et thriller psychologique à la sauce giallo. Ce dernier, genre italien reconnu pour ses ambiances saturées en couleurs et angles de prises de vues déformés, est mis en avant dans le film par une série de choix esthétiques parfois trop extravagants, donnant un cachet visuel certain sans pour autant compenser le manque de rigueur scénaristique.
Le scénario, bien que parti d’une idée intrigante de base, laisse beaucoup de questions sans réponse, notamment sur la crédibilité de l’arnaque orchestrée par les deux protagonistes, Paloma et Smith. Il n’existe quasiment aucune explication quant à la faisabilité de leur méthode : louer des appartements qu’ils ne possèdent pas, sans que personne ne s’en aperçoive ou ne les confronte, surtout dans une métropole surveillée telle que New York. Le film invite donc à une suspension consentie de l’incrédulité que parfois le spectateur peine à justifier. Ce flou dans la crédibilité nuit à l’émersion dans le récit, freinant tout espoir de tension réellement grisante.
L’ambition voulant mêler la froideur d’un thriller psychologique à des scènes d’horreur à tendance gore se traduit par des incohérences flagrantes, y compris dans le rythme. Après un départ où la notion d’escroquerie s’impose, le récit bascule brutalement vers une atmosphère plus sombre et violente, à la manière d’un huis clos macabre. Cette transition n’est pas maîtrisée pleinement, donnant la sensation d’un collage d’idées plus que d’une évolution naturelle de l’histoire. En ce sens, le film rappelle souvent des œuvres référencées comme d’autres thrillers psychologiques marquants mais sans parvenir à en reproduire la puissance dramatique. L’impression de bricolage persiste et contribue à l’impression générale de chaos.
Les maladresses dans le développement des protagonistes
Un autre écueil majeur tient à la gestion des personnages. Paloma et Smith, incarnés respectivement par Lauren LaVera et Mia Healey, forment un duo presque caricatural de jeunes arnaqueurs intelligents mais vulnérables. Leur relation amoureuse, présentée de manière superficielle, est exploitée tantôt pour de la séduction gratuite, tantôt pour donner une légitimité émotionnelle dans le troisième acte. Cette dernière tentative pâtit d’un manque d’approfondissement, laissant le spectateur dubitatif sur la sincérité de ce lien.
De l’autre côté, Djimon Hounsou joue le rôle du docteur Kezian, propriétaire des biens et antagoniste mal définie. Contrairement aux attentes suscitées par un thriller d’invasion de domicile, son personnage garde une part d’humanité, voire de fragilité. Cette tendance à vouloir le complexifier, notamment à travers un passé marqué par le deuil, amoindrit son aura menaçante. Il est difficile de considérer Kezian comme une menace véritable quand il n’adopte jamais une posture pleinement antagoniste, ni totalement immorale, ce qui dilue l’intensité dramatique de leurs rapports. Ce déséquilibre se traduit aussi dans la sympathie ou l’antipathie que le public est censé ressentir, posant une problématique au fondement même du suspense.
Un film qui intéresse par son cadre mais déçoit par son exécution
L’aspect visuel et la mise en scène de Darren Lynn Bousman sont à saluer, avec une utilisation notable des couleurs vives, des contre-plongées et une esthétique qui évoque les grands maîtres du thriller italien. Ces choix offrent au spectateur une expérience sensorielle marquée, même si parfois il s’agit là plus d’une manière de masquer les faiblesses du récit que d’enrichir le discours. Le réalisateur essaie de sortir des sentiers battus de ce genre, ce qui confère à Twisted un cachet unique, mais l’absence d’un souffle narratif cohérent empêche la montée en puissance attendue.
Le décor new-yorkais ajoute une toile de fond intéressante et réaliste, jouant sur le contraste entre la beauté des appartements luxueux et les secrets sordides qu’ils abritent. Ce contexte de l’arnaque immobilière, renforcé par la bande-annonce disponible sur CineAlliance, aurait pu être le socle d’une critique sociale plus fine, en phase avec les crises du logement actuelles dans les grandes métropoles mondiales. Cette opportunité est malheureusement peu exploitée, la dimension sociale n’étant que très superficielle, l’intrigue restant centrée sur l’opposition entre proie et prédateur.
Toutefois, cette esthétique soignée plaira néanmoins à ceux qui apprécient une approche plus visuelle et sensorielle du thriller. SensCritique met d’ailleurs en avant la patte stylistique du film, même si la réception générale reste divisée. L’originalité de la mise en scène ne compense pas le manque de subtilité dans l’écriture et la faiblesse morale des personnages. L’effet de surprise attendue dans un thriller à suspense est dilué, contribuant à un sentiment d’ennui et de frustration pour partager la tension promise.

Violence graphique : entre choc visuel et surenchère inutile
Le film ne rechigne pas à montrer des scènes violentes et très crues, parfois dérangeantes, notamment à travers des phases où les corps subissent des lésions impressionnantes, à l’image d’une séquence où des cerveaux exposés sont montrés de façon répétitive. Cette surenchère de gore et d’effets macabres, si elle devait théoriquement appuyer une tension dramatique, finit par lasser par son aspect gratuit et peu intégré à la psychologie des personnages. Ce ciblage du choc visuel pour masquer le vide scénaristique est une des critiques les plus récurrentes évoquées, notamment dans des critiques cinématographiques spécialisées sur Écran Large ou Cadeborde Dépotins.
Si le réalisateur aurait pu puiser dans son expérience avec la franchise Saw pour développer un véritable univers d’horreur tortueuse et psychologique, Twisted refuse ce raccourci pour adopter un discours plus cérébral que le film ne parvient jamais à soutenir. Malgré cette intention noble, le résultat se rapproche davantage d’un patchwork désordonné où les scènes horrifiques ne sont pas suffisamment justifiées ou intégrées à la narration. La conséquence est une dispersion de l’attention du spectateur qui perd pied dans les excès et les ruptures de ton perpétuelles.
Analyse détaillée du scénario : tensions et failles du récit
Dans le récit, Paloma et Smith composent un duo d’arnaqueurs qui s’appuie sur leur charme et leur intelligence pour soutirer de l’argent en louant des appartements luxueux qu’ils ne possèdent pas. Cette situation de départ pose déjà une base intrigante, ouvrant la porte à diverses situations de tension. Leur cible, un brownstone appartenant au docteur Kezian, un neurochirurgien au passé trouble, devient rapidement le symbole de l’inversion des rôles.
Le retournement attendu où les proies deviennent les proies réelles frappe par sa perte de saveur. Paloma, destinée à incarner la classique « Final Girl », ne parvient jamais à s’imposer comme une figure forte et attachante. Sa condition de victime captive dès le début du huis clos enlève toute dynamique de résistance qui aurait renforcé la crédibilité de la tension. Le docteur Kezian, quant à lui, bien que menaçant, conserve une humanité palpable, ce qui perturbe l’aspect inquiétant que ses actions pourraient susciter.
Plus généralement, le scénario de Noah Oppenheim semble se perdre en voulant trop en dire, notamment en cherchant à apporter des nuances morales sans y parvenir pleinement. Ce manque de tranchant dans le choix des directions narrative affaiblit l’efficacité du thriller, le rendant confus et parfois peu immersif. L’absence de fil rouge marquant est l’une des causes principales du faible impact critique que rencontre Twisted, malgré une excellente base thématique. Le potentiel pour un suspense solide reste largement inexploité, ce qui explique la critique souvent mentionnée d’un manquement à la subtilité indispensable à ce type de film.
Personnages secondaires et casting : un potentiel sous-exploité
Le casting comprend des talents notables, notamment Neal McDonough, dont la présence limitée à deux scènes étonne, d’autant qu’il n’est pas dans son rôle habituel de méchant. Ceci laisse entrevoir une opportunité manquée d’apporter davantage de relief et de complexité au casting. Les acteurs principaux se démènent pour rendre crédibles des rôles mal écrits, ce qui ajoute une dimension frustrante à l’ensemble.
Les personnages secondaires, bien qu’introduits, souffrent d’un traitement minimaliste, les rendant souvent anecdotiques et sans véritable poids dans la progression dramatique. Le manque d’interactions profondes ou de confrontations marquantes limite la construction d’une atmosphère tendue et alimente la faiblesse du récit. Ce point faible est souligné dans divers articles et critiques disponibles sur Journal du Geek.
Les déceptions du scénario ne doivent cependant pas occulter certaines qualités techniques et esthétiques du film. Le montage de Kirk Baxter et la bande-son contribuent à une immersion partielle, mais peinent à compenser l’absence d’une tension dramatique efficace, pourtant essentielle pour un thriller.
Un thriller manquant cruellement de subtilité malgré ses efforts
Le défaut majeur de Twisted réside dans son incapacité à jongler avec ses propres ambitions. En effet, le film tente d’explorer des thématiques complexes comme la manipulation psychologique, la dualité morale, et le poids du passé traumatique, mais se heurte à une écriture trop superficielle pour offrir autre chose qu’un spectacle chaotique et décousu. Cette tension non maîtrisée engendre un fort sentiment de frustration chez un public en attente d’un suspense haletant et d’une intrigue finement écrite.
Poussant son style visuel à l’excès, le film semble parfois oublier que ce sont les personnages, leurs choix, et leurs dilemmes qui créent la puissance d’un thriller psychologique. Le recours à une violence graphique répétée n’est pas exploité comme un vecteur de profondeur, mais souvent perçu comme un artifice distrayant chargé de masquer le manque de contenu réellement fort.
La critique de SensCritique mais aussi certaines analyses sur Écran Large mettent en avant ce paradoxe : Twisted ambitionne de se différencier des thrillers classiques par sa complexité morale mais finit par se perdre dans des excès visuels et une narration peu rigoureuse. À l’instar d’autres productions de fin 2025, ce film illustre les difficultés actuelles à renouveler un genre saturé, comme le soulignent plusieurs reportages sur d’autres thrillers contemporains.

En dépit de ses intentions, il est difficile de considérer Twisted comme une réussite. Toutefois, il offre un cas d’étude intéressant pour analyser les limites du genre et les recettes narratives parfois usées qui peinent à surprendre encore le spectateur averti. Une visite attentive des critiques et débats autour du film montre une diversité d’avis significatifs, renforçant le statut de curiosité culturelle plus que de chef-d’œuvre du thriller.
{« @context »: »https://schema.org », »@type »: »FAQPage », »mainEntity »:[{« @type »: »Question », »name »: »Quel est le thu00e8me principal de Twisted ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Le film aborde avant tout les arnaques immobiliu00e8res avec un mu00e9lange de suspense et de huis clos horrifique, explorant la dynamique entre victimes et bourreaux dans un contexte urbain tendu. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Le film ru00e9ussit-il u00e0 cru00e9er une atmosphu00e8re de suspense ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Malgru00e9 des efforts visuels notables, le film peine u00e0 maintenir un suspense efficace en raison d’une u00e9criture superficielle et d’un rythme du00e9cousu. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Quels sont les points forts du film ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »L’esthu00e9tique stylisu00e9e, la performance de certains acteurs comme Djimon Hounsou, et la mise en scu00e8ne qui rappelle le giallo sont u00e0 retenir. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Twisted est-il conseillu00e9 pour les amateurs de thrillers ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Pour ceux recherchant une narration complexe et un suspense soutenu, le film peut du00e9cevoir. En revanche, les amateurs du2019ambiance visuelle travaillu00e9e pourront y trouver un certain intu00e9ru00eat. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Le film contient-il beaucoup de scu00e8nes violentes ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Oui, le film comporte plusieurs su00e9quences graphiques, avec une violence parfois excessive qui peut ne pas convenir u00e0 tous les publics. »}}]}Quel est le thème principal de Twisted ?
Le film aborde avant tout les arnaques immobilières avec un mélange de suspense et de huis clos horrifique, explorant la dynamique entre victimes et bourreaux dans un contexte urbain tendu.
Le film réussit-il à créer une atmosphère de suspense ?
Malgré des efforts visuels notables, le film peine à maintenir un suspense efficace en raison d’une écriture superficielle et d’un rythme décousu.
Quels sont les points forts du film ?
L’esthétique stylisée, la performance de certains acteurs comme Djimon Hounsou, et la mise en scène qui rappelle le giallo sont à retenir.
Twisted est-il conseillé pour les amateurs de thrillers ?
Pour ceux recherchant une narration complexe et un suspense soutenu, le film peut décevoir. En revanche, les amateurs d’ambiance visuelle travaillée pourront y trouver un certain intérêt.
Le film contient-il beaucoup de scènes violentes ?
Oui, le film comporte plusieurs séquences graphiques, avec une violence parfois excessive qui peut ne pas convenir à tous les publics.



