La saison 2 de ‘Hijack’ a fait son apparition en début d’année 2026 sur Apple TV+, promettant une nouvelle urgence à couper le souffle avec Idris Elba reprenant son rôle de Sam Nelson, ce négociateur hors pair plongé dans des prises d’otages. Cette suite envisage une situation inédite : après un détournement d’avion sanglant dans la première saison, Sam se retrouve cette fois dans un métro berlinois pris en otage. Une tentative audacieuse de changer de décor et de rythme, mais qui suscite autant d’interrogations que d’excitation chez les fans et critiques. Pourtant, malgré l’attrait de cette nouvelle intrigue, la réception de cette saison 2 semble marquée par un sérieux excessif et une impression de retour en baisse. Le concept du second détourment paraissant trop familier, la série peine à retrouver son souffle initial, malgré une production toujours soignée et un casting étoffé. Cette critique s’intéresse à cet épisode télévisuel important de début 2026 dans la sphère dramatique, analysant ses forces et ses faiblesses dans un univers où la pression et les enjeux politiques restent en toile de fond.
La série avait pourtant surpris par son efficacité et son intensité lors de sa première sortie, où chaque épisode faisait monter l’adrénaline au fil des minutes passées dans cet avion sous haute tension. Le choix de déplacer l’action dans un métro, bien que séduisant sur le papier pour apporter du renouveau, se révèle une approche risquée qui soulève un débat entre innovation et redites. La critique de cette saison 2 explore cette dualité avec la rigueur que mérite un thriller contemporain, dans un paysage audiovisuel où la concurrence est de plus en plus rude. L’enjeu est aussi de comprendre comment cette suite s’inscrit dans l’évolution des séries de prise d’otages, à la fois classique et pourtant très attendue par un public avide d’émotions fortes et de personnages complexes.
La multiplication des prises d’otages dans la saison 2 de ‘Hijack’ : une idée audacieuse mais à double tranchant
Il ne fait aucun doute que la saison 2 de ‘Hijack’ s’appuie sur une recette déjà éprouvée en offrant à nouveau au héros Sam Nelson une situation de prise d’otages. Seulement cette fois, la configuration change : à la place d’un avion suspendu dans les airs, c’est un métro berlinois qui devient le théâtre de la tension extrême. Dès lors, une question centrale vient troubler l’enthousiasme initial : ne s’agit-il pas d’un recyclage trop évident du scénario ? Après tout, deux détournements impliquant le même personnage principal en si peu de temps paraissent peu crédibles, et cette familiarité peut lasser. Pourtant, l’idée n’est pas de répéter à l’identique mais bien d’inverser la situation, proposant un concept inversé pour renouveler l’intérêt.
Cette continuité narrative trouve cependant ses limites dans un contexte où le spectateur attend aussi de l’innovation. La prise d’otages à bord d’un métro ne recouvre pas le même souffle dramatique que celle en plein ciel, et offre moins d’originalité dans les mécaniques de tension. D’un point de vue scénaristique, il aurait peut-être fallu une prise de risque plus grande pour échapper à un sentiment récurrent de déjà-vu. Le creuset que représente la connexion entre les deux détournements est une bonne idée, mais le récit peine parfois à convaincre pleinement sur l’ensemble du parcours.
À cela s’ajoute un certain excès de sérieux qui pèse sur l’atmosphère. Le drame évolue dans une tonalité lourde qui freine souvent la spontanéité et la dynamique narrative perçue dans les moments forts de la saison 1. Ce poids dramatique, loin d’apporter plus de profondeur, tend à accentuer la complexité et à rendre le visionnage parfois laborieux. L’engagement d’Idris Elba, qui incarne un Sam plus fatigué, presque hanté par ses expériences passées, ne suffit pas à compenser cette gravité accentuée.
En somme, la saison 2 de ‘Hijack’ fait preuve d’ambition, mais cette ambition s’accompagne d’une certaine lourdeur face à la répétition des situations. La multiplication des prises d’otages autour d’un même héros impose de revisiter constamment le genre, ce qu’elle tente avec plus ou moins de réussite. Pour approfondir l’univers de cette suite et les retours mitigés, il est intéressant de se pencher sur le cadre choisi et la manière dont il impacte l’intensité du récit et son originalité.

Le décor berlinois du métro : un choix peu séduisant pour entretenir la tension dramatique
Le passage de l’avion au métro marque un changement majeur dans l’environnement de la prise d’otages, et c’est là que la série commence à peine à montrer ses failles. Un avion crée, par sa nature même, une atmosphère singulière. Il s’agit d’un espace clos en altitude, soumis à des lois physiques plus oppressantes, où le danger paraît omniprésent et inévitable. Cette peur instinctive de l’altitude et la propension naturelle à craindre la chute confèrent une tension dramatique immédiate et palpable. De plus, l’organisation interne d’un avion – séparée en plusieurs classes et zones – permet une grande diversité scénaristique, chaque passager ayant une expérience différente de l’enfermement.
À l’inverse, le métro berlinois, si claustrophobe soit-il, ne possède pas cette dimension intrinsèquement stressante liée à l’apesanteur. Il s’agit d’un espace souterrain confiné, certes, mais qui manque d’originalité en termes d’enjeux et de survie. La peur associée à un métro relève davantage d’une anxiété sociale ou terroriste, ce qui ne génère pas la même intensité viscérale qu’un avion en péril. Le résultat est une tension qui peine à se maintenir de manière constante sur l’ensemble des épisodes. Cette différence criante explique en partie le sentiment mitigé ressenti par une partie du public.
Le métro offre aussi ses propres contraintes, notamment dans des décors très répétitifs. La série passe beaucoup de temps à expliquer au spectateur la complexité du métro berlinois et son système, réduisant par moment la fluidité du scénario par des phases trop explicatives et des déplacements dans des wagons très similaires les uns aux autres. Cette répétition visuelle et narrative donne un effet de stagnation, loin de l’urgence et du suspense haletant que la première saison avait su instaurer. Les voyageurs eux-mêmes, nombreux mais peu développés, ne parviennent guère à créer de lien émotionnel fort, affaiblissant l’impact global sur le téléspectateur.
Cependant, malgré ces limites, le choix du métro introduit aussi de nouveaux éléments pertinents. Le cadre urbain et moderne, entre stations souterraines et chaos logistique, symbolise une menace différente, plus enracinée dans les peurs contemporaines liées au terrorisme et à la surveillance. Cette dimension sociétale est intéressante, mais aurait gagné à être mieux intégrée à travers une écriture plus subtile. La tension diffère, mais peine à captiver sur le long terme, ce qui pousse la série à s’appuyer davantage sur les performances d’acteurs pour maintenir l’intérêt.

Un casting étoffé mais un jeu plus sombre et fatigué
L’autre pilier sur lequel reposait la saison 2 de ‘Hijack’ est naturellement son casting. Si Idris Elba revient incarner le personnage central Sam Nelson, désormais plus marqué et brisé par ses expériences, il est accompagné d’un ensemble d’acteurs qui apportent du poids à la série. Parmi les nouveaux venus, Toby Jones joue le rôle d’un agent des services britanniques, tandis que Lisa Vicari incarne une responsable du contrôle du métro, apportant un contrepoids à l’action sur le terrain.
Ce renouvellement permet d’élargir le champ narratif et d’intégrer des dynamiques nouvelles. Malheureusement, la gravité excessive du ton général de la saison a des répercussions sur l’énergie déployée par les acteurs eux-mêmes. Idris Elba, en particulier, campe un Sam plus fatigué, presque résigné, contrastant avec la combativité pleine de ressources qui le caractérisait dans la première saison. Cette évolution est certes cohérente avec l’arc dramatique voulu, mais elle réduit l’attrait immédiat du personnage qui était auparavant un moteur essentiel de l’intrigue.
Les personnages secondaires, nombreux dans le métro, restent souvent en arrière-plan, peinant à s’imposer pleinement, ce qui limite les interactions fortes ou les retournements de situation marquants. Ce manque de développement affaiblit la densité dramatique et le suspense, qui reposent davantage sur le personnage principal. L’ensemble donne une impression d’un scénario qui mise plus sur le poids narratif que sur le charme et l’énergie des protagonistes, ce qui influe sur la perception globale des épisodes.
Ce contraste dans l’interprétation amène à une sensation de stagnation, comme si la série était enfermée dans une routine sombre, manquant d’impulsions vitales. Cet aspect contribue à ce que les critiques soulignent un retour en baisse dans la franchise. Malgré cela, l’engagement d’Idris Elba demeure une force majeure qui pousse le spectateur à s’accrocher jusqu’au dénouement.
Un traitement scénaristique trop sérieux qui freine l’émotion et le suspense
Un autre écueil majeur relevé dans cette saison 2 concerne le ton adopté. Contrairement à la première saison qui, sans sacrifier la gravité des enjeux, parvenait à insuffler un rythme très soutenu et une narration passionnante, la suite fait le choix d’un traitement beaucoup plus sérieux, voire parfois didactique. Ce choix scénaristique donne lieu à une accumulation d’expositions lourdes, de dialogues parfois trop explicatifs, qui ralentissent l’action et diluent l’intensité dramatique attendue dans un thriller d’urgence.
Le drame refuse de lâcher prise, s’anchant dans une gravité parfois excessive qui nuit à la fluidité. Cette rigidité narrative empêche la série de s’ouvrir à des rebondissements plus imprévisibles ou des moments d’émotion plus palpables. L’aspect répétitif du cadre associé à ce traitement plombant amplifie le sentiment d’une série qui tourne un peu en rond, une suite trop sérieuse qui ne parvient pas complètement à renouveler l’expérience ni à captiver pleinement.
Ce choix pourrait être interprété comme une volonté de rendre hommage à la réalité psychologique vécue par un négociateur professionnel. Mais dans la pratique, cette approche freine souvent le plaisir immédiat que l’on recherche dans une série de ce genre : tension constante mêlée à des instants d’humanité et de légèreté. Les nuances manquent, le rythme s’effrite, et l’émotion est contenue trop longtemps dans une logique de maîtrise dramatique excessive.
En effet, le scénario semble parfois trop guidé par des impératifs financiers ou commerciaux, comme le souligne la critique comparative avec d’autres franchises de thrillers sur véhicule (avion, train, métro). Cette série, malgré ses qualités de production et de réalisation, illustre bien le risque des retours en baisse lorsque la suite ne dépasse pas totalement les attentes créées par un premier succès éclatant.
Perception critique et réception publique : quand la pression des attentes devient un handicap
La diffusion de la saison 2 de ‘Hijack’ a donné lieu à un véritable débat autour de sa pertinence et de sa qualité. Au cœur de la discussion, la problématique majeure réside dans la comparaison inévitable avec la première saison, unanimement saluée pour son intensité et sa fraîcheur. Les avis critiques témoignent d’une certaine déception face à cette suite perçue comme trop sage et incapable de réinventer complètement son univers.
Les plateformes spécialisées et les sites d’analyse de séries s’accordent souvent sur une idée commune : la saison 2 reste maîtrisée, bien réalisée, mais souffre d’un scénario qui semble s’appuyer sur un mécanisme trop classique et connu pour pleinement surprendre. Ce sentiment se traduit par une baisse d’enthousiasme notable, même auprès des fans fidèles du genre dramatique et d’Idris Elba. Il n’est pas rare de lire que cette nouvelle intrigue, bien que captivante, n’atteint tout simplement pas les sommets du précédent arc.
Cette réception mitigée invite à s’interroger sur les difficultés rencontrées lorsqu’une production doit prolonger un succès. Le contexte commercial, avec la pression de répondre à l’attente d’abonnés et de maximiser les revenus, peut parfois engendrer des compromis artistiques peu favorables. L’exemple de ‘Hijack’ illustre parfaitement la tension entre exigence émotionnelle et contraintes industrielles, un phénomène fréquent dans l’univers des séries à suspense.
Face à cette dynamique, il convient aussi de noter l’importance de la fidélité d’Idris Elba, dont l’image reste un vecteur de confiance et d’attraction, indispensable à ce genre de productions. Mais il n’est pas certain que cette simple garantie suffise à relancer efficacement l’enthousiasme sur la durée, ce qui pose la question de l’avenir de la franchise. Tous les regards sont tournés vers les prochaines évolutions possibles, notamment autour du personnage de Sam Nelson.
Pour approfondir les détails et suivre l’actualité de cette saison, plusieurs articles spécialisés offrent des points de vue complémentaires, avec des analyses sur la date de diffusion, les intrigues spécifiques et les performances du casting, par exemple sur des sites tels que Première ou encore Le Serigraphe, renforçant la compréhension des enjeux de la production.




